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Bienvenue sur mon blog littéraire ouvert officiellement à la dâte du 7 mars 2009.
Vous pourrez y retrouver des informations sur mes nouvelles publications, parfois un texte inédit, mais aussi de simples reflexions, peut-être des divagations ou encore quelques commentaires sur mes dernières lectures...

jeudi 3 décembre 2009

Alexandre Wolf Hébert et l'invasion des zombies - Deuxième épisode

Deuxième épisode


L’entrée du bâtiment D était monumentale. Elle comportait une porte faite d’épais barreaux en acier. Au grand soulagement des membres du groupe, le portail était intact. Ou du moins, il le paraissait…
Hébert fondit sur lui afin de s’en assurer. Toutefois, les autres hésitèrent : ils scrutaient avec méfiance le bout de corridor derrière les barreaux qui était étrangement plongé dans les ténèbres…
Alexandre Wolf Hébert ne tenait pas à perdre un instant. « Ce n’est que le calme avant la tempête », songea-t-il tout en jetant un coup d’œil au sombre couloir. Le prisonnier déposa le matériel explosif que le directeur de la prison lui avait confié quelques minutes auparavant puis, il observa l’architecture du bâtiment. Son intention était de placer des charges le plus haut possible de façon à faire s’écrouler toute la structure qui soutenait le portail. Il se hissa au dessus de l’entrée du bâtiment D avec une agilité surprenante pour un homme d’une quarantaine d’années.
— Quand la bombe explosera, commenta-t-il tout en s’attelant au travail, pas même un souris ne pourra sortir de là…
— Tant mieux, murmura Maistre.
Le visage inquiet du directeur de prison trahissait son malaise à se trouver au cœur de l’action. Sans doute préférait-il la tranquillité de son bureau.
— Quoiqu’il en soit, ajouta-t-il, j’ai ordonné qu’un détachement de mes hommes vienne sécuriser le périmètre. Ils ne devraient plus tarder, d’ailleurs…
— Très bien, approuva le prisonnier.
— Surtout Hébert, faites-vite, ordonna Antraigues.
— Ne me donnez pas d’ordre, l’agent secret, répondit Hébert.
« Je me demande à quel moment nous nous battrons car nous y viendrons forcément », songea Hébert tout en imaginant l’air courroucé d’Antraigues.
— Du calme, fit le directeur Maistre qui essayait de conserver son autorité de chef pénitentiaire.
— Rassurez-vous, je suis parfaitement calme. Sans quoi…
— Oui ? lança aussitôt Antraigues sur un ton menaçant.
— S’il vous plaît, intervint le docteur Lugosi. Nous avons une tâche à effectuer, messieurs !
— En effet : réparer vos erreurs…, répondit Hébert sarcastique.
— Mes… erreurs ? bredouilla Lugosi. Pas du tout, pas du tout !
— Ah bon ?
— Vous ne savez pas ce que vous dites ! ajouta le docteur sur un ton mal assuré.
— Vraiment, docteur Dracula ?
Les joues du vieux scientifique s’empourprèrent.
— Cessez de m’appeler comme ça ! hurla le docteur.
— C’est qu’il me mordrait, s’il le pouvait...
— Ça suffit Hébert, avertit Maistre.
Le prisonnier ricana.
— J’ai besoin d’aide, dit-il enfin pour changer de sujet. Antraigues ?
— S’il le faut vraiment, souffla celui-ci. Mais laissez-moi vous dire que…
— Antraigues…, coupa Wolf Hébert.
— C’est bon, j’arrive.
— Antraigues, s’il vous plaît…
— Oui ! Je suis là.
— Vous avez une arme, je crois ?
— Et alors, Hébert ?
— On va peut-être en avoir besoin…
Antraigues, Maistre et Lugosi se précipitèrent vers le portail. Hébert, perché la tête en bas comme une chauve-souris, leur désignait du doigt le couloir. Là, à plusieurs mètres, quelque chose ou quelqu’un s’avançait lentement dans la pénombre.
Et chacun comprit que c’était la mort qui s’approchait du petit groupe…

***


— Bon Dieu, qu’est-ce que c’est que ça ?! vociféra Antraigues tout en dégainant son arme.
— Je crois que c’est évident, répondit Lugosi visiblement fasciné par ce qu’il voyait.
— C’est la science du docteur Dracula dans toute sa splendeur, commenta Wolf Hébert toujours en haut de son perchoir.
A deux mètres derrière les barreaux de l’entrée, la créature apparut enfin à la lumière. Et à cet instant, chacun put mettre un visage à l’horreur qui menaçait de se répandre dans toute la prison. L’être qui leur faisait face avait été autrefois un prisonnier. Mais les lambeaux de peau sanguinolents qui tombaient de sa gorge en bouillie, son visage blafard et ses yeux révulsés ne laissaient aucun doute sur sa nouvelle condition.
— J’ai bien envie de lui tirer dessus, expliqua Antraigues. Rien que pour voir ce que ça donne…
— Si j’étais vous, j’éviterais de gaspiller des munitions, conseilla judicieusement Hébert. Attendons plutôt les renforts pour jouer à ça…
Il redescendit aussitôt aux côtés de ses compagnons.
Voilà, dit-il laconiquement.
— Vous avez réussit à tout installer ? interrogea Maistre sur un ton soulagé.
— Oui… Mais…
— Mais quoi ?
Le prisonnier se racla la gorge.
— Le détonateur, dit-il.
— Quoi, le détonateur ?! insista Maistre qui cédait aisément à la panique.
— Il est tombé de l’autre côté de la porte…
« Quoi ?!! », hurlèrent en chœur les trois autres.
Wolf Hébert fit une grimace.
— Ce sont des choses qui arrivent, non ? s’excusa-t-il.
— Hébert ! protesta le directeur.
— Pourquoi a-t-on confié ce travail à un tel… incapable ?! renchérit le docteur Lugosi.
— Il faudrait que l’un d’entre nous aille chercher le détonateur… Qui se dévoue ? demanda Hébert tout en devinant la réponse.
Vous, bien entendu, proposa aussitôt Antraigues visiblement trop heureux de mettre en danger le célèbre prisonnier.
Hébert fit « non » de la tête et dit :
— On dirait que personne n’aura besoin d’y aller, après tout…
Les autres suivirent le regard du prisonnier : le mort-vivant était à présent juste devant la porte. Sa bouche, grande ouverte, laissait s’échapper un filet de bave rouge sang. Il tenait en main un petit boîtier métallique qu’il regardait avec un air manifeste de stupidité…
Le directeur réprima un frisson et murmura :
— Ne me dîtes pas que c’est…
— Je ne le dis pas, fit Wolf Hébert qui ne manquait jamais d’humour, même aux instants les plus cruciaux.
— Je crois que le plus prudent serait de reculer tout doucement, conseilla Lugosi qui joignit les gestes à la parole. Il ne faut surtout pas l’énerver.
Tout à coup, Antraigues pouffa.
— Mais regardez-le ! dit-il avec mépris. C’est un zombie mais c’est aussi un parfait imbécile. Il ne sait même pas à quoi sert ce machin !
Et il ricana.
Comme pour confirmer les moqueries d’Antraigues, le mort-vivant se mit à renifler le morceau de métal comme s’il se méfiait de quelque piège.
Hébert observait la scène avec suspicion. Tout à coup, il entendit des semelles claquer au loin : les hommes réquisitionnés par Maistre investissaient enfin les lieux…
— Ma parole ! On dirait que vous êtes dans le vrai, Antraigues, articula le directeur de la prison qui avait les yeux rivés sur le détonateur.
— Mais oui ! insista Antraigues. Ce monstre est incapable d’appuyer sur le bouton !
Aussitôt, le zombie donna un féroce coup de poing sur le boîtier…


A suivre.


Stéphane Paul Prat
© 2009 - Stéphane Paul Prat - Tous droits réservés

mardi 1 décembre 2009

"Les douze coups de minuit" à lire sur 1000 Nouvelles


Pour ce mois de décembre, vous pourrez lire sur le site 1000 Nouvelles l'un de mes derniers textes qui se déroule la veille de Noël: Les douze coups de minuit.

mardi 17 novembre 2009

Alexandre Wolf Hébert et l’invasion des zombies - Premier épisode

Alexandre Wolf Hébert et l’invasion des zombies

Premier épisode

Il était déjà 11 h 00 du soir et les lumières avaient été éteintes à l’heure réglementaire mais personne ne pouvait dormir dans le bâtiment C du centre pénitentiaire de la Bastille II. Malgré le silence obligatoire un prisonnier s’amusait à siffler un vieil air de rock depuis le début de la soirée. Tout le monde l'entendait et pourtant personne ne s’en plaignait. Pourquoi cette tolérance de la part des détenus? Pourquoi ce privilège accordé par les surveillants? Parce que tous savaient que le sifflement provenait de la cellule du célèbre Alexandre Wolfgang Hébert…
Et pendant que tous les prisonniers du bloc C patientaient en essayant de deviner l'air que sifflait Hébert ou simplement en se bouchant les oreilles pour essayer de dormir, Wolf Hébert lui, réfléchissait…
Trois mois. Trois mois seulement s'étaient écoulés depuis que le prisonnier Hébert avait réussi à mettre en échec le procédé Timor réputé révolutionnaire et parfaitement sûr selon l'avis unanime des scientifiques.
Pour Alexandre Wolfgang Hébert, ce temps n'avait pas été vain. Au contraire, Hébert se sentait comme un nouvel homme. Au fond de lui, certaines choses avaient changé. Certaines convictions s'étaient éteintes… Même s’il était encore trop tôt pour que l'administration pénitentiaire puisse s’en rendre compte ! Oh ! Ce n'était pas parce qu'il avait été impressionné par le procédé Timor mais parce qu’au cours de cette aventure, certains souvenirs de son enfance ressuscités par une machine l'avaient forcé à envisager autrement le sens de sa vie. Bien sur, en dépit de ces bonnes résolutions, personne dans l'établissement pénitentiaire de la Bastille II ne lui avait encore donné sa chance de changer : ni le personnel pénitentiaire qui connaissait sa réputation et se méfiait de lui comme de la peste, ni les autres prisonniers qui voyaient en lui une légende vivante…

Soudain, il y eut du bruit dans le couloir. Une série de pas résonna dans les ténèbres. Elle fut immédiatement accompagnée par une deuxième et même une troisième série de bruits de talons. On ouvrit les portes grillagées qui séparaient chaque intersection. Certains prisonniers du bloc s'approchèrent des barreaux de leurs cellules pour tenter de voir. C'était Monsieur Maistre, le directeur de la prison. Il était accompagné d'un homme vêtu de noir et à la démarche martial puis par autre homme plus âgé qui portait une blouse blanche. Tous les trois avançaient à pas déterminés. Si, à cet instant, on avait pu voir leur visage, on y aurait lu la crainte…
Dans sa cellule, Hébert interrompit sa musique. Il lui arrivait d'avoir des intuitions et ce soir-là, il sut tout de suite que ces hommes venaient pour lui…

***

— Je suis content de vous voir Wolf, dit le directeur de la prison. C'est bien ainsi qu'on vous appelle n'est-ce pas : Wolf ?
— En général, ce sont mes amis qui m’appellent ainsi, Monsieur Maistre.
— Mais nous somme ici entre amis…
Hébert ricana puis il répondit de manière laconique :
— J'imagine que ça doit vraiment sentir mauvais…
— Pardon ?
— Je parle de votre problème, dit Hébert. La situation doit être catastrophique pour que vous ayez besoin de moi…
— Qu'est-ce qui vous fait penser que nous avons besoin de vous ?
— S'il vous plaît, monsieur le directeur : ne me prenez pas pour un imbécile ! Vous n'allez pas me dire que vous vous êtes déplacés si tard pour procéder en personne à une fouille de la cellule…
— Vous êtes intelligent M. Hébert… Tout le monde le dit, d’ailleurs.
— La flatterie à présent, commenta Hébert.
— Humm… Laissez-moi vous présenter les personnes qui m’accompagnent… Tout d’abord, le professeur Béla Lugosi que voici…
Wolf Hébert sembla surpris et regarda le vieux scientifique:
— Béla Lugosi ?! Votre nom me dit quelque chose…
— Sans doute mon célèbre homonyme…
— Peut-être bien…
— C’était un fameux acteur de films d’horreurs au cours de la première moitié du XXème siècle…
— Mais oui ! Dracula…, pensa Hébert à voix haute.
— Entre autre, oui.
Un sourire illumina le visage du prisonnier.
— Enchanté, docteur Dracula, dit-il sur un ton moqueur.
L’autre parut gêné.
Le directeur Maistre poursuivit les présentations pour couper court à toute polémique :
— Et voici M. Antoine Antraigues, du ministère.
— De quel ministère ?
— Je ne peux le révéler… Même cette information est classée secret défense !
— Je vois… Vous êtes un agent secret ?
— Si j’en étais un, je ne pourrai vous le révéler !
— Comme vous êtes mystérieux ! Dites-moi, Maistre, je ne sais pas si je pourrai travailler avec quelqu’un en qui je n’ai aucune confiance…
— On ne vous demande pas votre avis ! répondit Antraigues du tac au tac.
— Ah ! En êtes-vous si sûr ? dit Hébert. Directeur, je pense qu’on va s’amuser…
Un peu gêné, le directeur fit semblant de ne pas entendre :
— Il semble que les présentations soient faites…
— Oui, oui, oui… Si on en venait aux choses sérieuses ?
— Eh bien… C'est un peu délicat à vrai dire…
— S'il vous plaît, ce serait bien la première fois qu'on prendrait des pincettes avec un prisonnier !
— Vous ne nous facilitez pas les choses, Hébert, dit Antraigues.
— Je ne m’adressais pas à vous, répondit Wolf Hébert en regardant droit devant lui.
Antraigues le fusilla du regard.
— Bon, bon, fit le directeur qui sentait que les deux hommes ne s’appréciaient guère. Hébert… Nous aurions besoin de vos compétences.
Wolf Hébert le dévisagea :
— Mes compétences, avez-vous dit ?
— Oui, répondit le professeur.
— Si vous arrêtiez de jouer aux énigmes !
— Nous parlons de votre « savoir » en matière d'explosifs, poursuivit le directeur.
Une nouvelle fois, Hébert se mit à ricaner :
— C’est une plaisanterie : vous, vous voulez que je fasse exploser une bombe ?!
— Une ou même plusieurs…
— Rien que ça ! Vous préparez un attentat ? demanda Hébert sur un ton moqueur.
Antraigues parut interloqué. Ce fut le directeur qui répondit :
— Absolument pas ! Vous n'y êtes pas du tout… Nous avons besoin d'isoler définitivement une partie de cette prison : le bâtiment D, pour être précis.
— Est-ce que je peux savoir pourquoi ?
— Cela n’est pas nécessaire, dit Antraigues.
— Je crois qu’on devrait lui dire, rétorqua le professeur Lugosi.
— Antraigues, je veux qu’on lui dise, affirma le directeur.
— Comme vous l’entendez. Mais vous devrez en assumer les conséquences…
— Je les assumerai, répondit Maistre avec conviction.
— Si vous arrêtiez de parler comme si je n’étais pas présent, intervint Wolf Hébert. Et si vous me parliez de l’accident.
Cette foi-ci, ce fut le directeur qui manqua de s’étouffer :
— Quoi ?! Comment diable êtes-vous au courant ?
Hébert considéra Maistre un instant : cet homme était parfois bien naïf ! Et Hébert l’appréciait justement pour cette innocence de cœur et d’esprit… Il ria de bon cœur :
— Les murs ont des oreilles…. Surtout les murs d’une prison !
— Je n’y comprends rien…
— N’essayez pas, directeur, vous risqueriez une méningite. Contentez-vous de me faire un résumé de la situation.
— Nous pratiquons certaines expériences d'ordre scientifique sur les prisonniers condamnés à mort qui se trouvent dans le bâtiment D.
— Est-ce vous le responsable de ce « travail », docteur Dracula ? coupa Hébert en s’adressant au vieil homme.
— Cessez de m’appeler ainsi !
— Vous ne répondez pas… C’est donc vous. Continuez, chef.
— Eh ! bien… Il y a maintenant cinq heures, il y a eu -comment dire cela ?-« un accident », comme vous l’avez si bien qualifié…
— Je vous écoute très attentivement, fit Hébert.
Cette fois-ci, ce fut le Professeur Lugosi qui poursuivit l’explication :
— Nous avons inventé un produit tout à fait spécial destiné à contenir une partie de l'esprit du sujet... Mais tout cela est vraiment compliqué à expliquer… Il y ait eu en quelque sorte une erreur de dosage et de manipulation. Résultat : on a injecté à un prisonnier un produit très néfaste et dont les conséquences sont totalement incontrôlables…
— Et vous étiez présent, docteur Dracula ?
— Non.
— Vous me rassurez ! Vous commenciez à m’inquiéter… Et quelles sont les conséquences dont vous parliez ?
— Le prisonnier s'est littéralement transformé en une sorte de… Est-ce que vous avez déjà vu ces vieux films d’horreur avec des zombies ?
Le détenu sursauta :
— Des zombies ?! Vous plaisantez, n'est-ce pas ?
— Malheureusement pas. Le prisonnier est devenu un véritable mort-vivant. Ce n’est plus un être humain ! Il est dénué de toute conscience, de tout sens moral et en proie à une faim dangereuse…
— Vous ne voulez pas nous faire croire que votre monstre bouffe ses camarades ?
— Il est sans aucun doute devenu anthropophage, répondit Lugosi.
— Mais pourquoi faire appel à moi ? Pourquoi utiliser une bombe ?! Les gardes ne sont-ils pas en mesure de le neutraliser ?
— C'est à dire que …, reprit le directeur, l'infection s'est propagée… Le patient zéro -le premier prisonnier infecté- a mordu un médecin, puis un garde. Ces deux hommes se sont transformés aussi en…
— Zombies, compléta Hébert.
— Ils ont à leur tour mordu ou dévoré d'autres prisonniers et surveillants… A présent, c'est le bâtiment entier qui est contaminé. Et ils semblent avoir suffisamment d'intelligence pour ouvrir une porte et même si nous avons condamné le portail qui sépare le bâtiment D du reste de la prison, nous craignons que cela ne les contienne pas longtemps. Ils vont passer, M. Hébert ! Et que ferons-nous ?
— Mais vous avez les moyens de vous et même de nous défendre ?
— Bien entendu mais ce sera un carnage des deux côtés. Je n’ose imaginer le nombre qu'ils sont à présent…
— Il n'y a qu'à appeler des renforts !
— Nous avons certains problèmes de liaison ce soir… A cause de la tempête.
— Ah ! Oui, la tempête. Je l’avais presque oubliée…
— Humm…, fit le directeur. Est-ce que vous acceptez de nous aider ?
Wolf resta silencieux. Il repassa la conversation rapidement dans sa tête. Malgré ses réponses humoristiques, il ne prenait absolument pas la situation à la légère… Mais cela, il ne fallait surtout pas leur montrer.
— Alors, Hébert ? demanda à son tour le docteur.
Hébert songeait aux hommes morts dans la souffrance aux cours de ces dernières heures… Le fléau devait être contrôlé le plus rapidement possible.
— Alors ? dit finalement Hébert. Comme je l’ai déjà dit : on va s’amuser !

A suivre

© 2009 - Stéphane Paul Prat - Tous droits réservés

mardi 3 novembre 2009

Nocturne 13 et ma nouvelle "La chaise électrique"

Enfin! Il est sous mes yeux: en chair et en os ou plutôt "en papier et en agrafes" ! Le fameux numéro 13 du fanzine québécois Nocturne s'est enfin matérialisé. Mais l'attente en valait la peine: une bien belle pièce de presque 70 pages somptueusement illustrée (coup de chapeau à Jubo pour son illustration de "La chaise électrique"). Et puis l'honneur pour moi d'être publié chez nos amis (nos cousins!) du Québec!
Au sommaire:

.La Chronique de son éMinence Malveillante
.Francophobies :
La chaise électrique, de Stéphane Paul Prat et illustré par Jubo
Tout a un commencement, de Julien Blaecke et illustré par Thérèse Maheux
Sylphide, de Christian Perrot et illustré par Sybiline
Le cœur sur la main : 4e et 5e parties, illustrées par Hugues Perrin
.Dossiers hantés :
Une sombre promenade au cœur de la capitale parisienne, dossier réalisé par Hugues Perrin
La maison Trépanier, dossier réalisé par Dominique Blain

samedi 31 octobre 2009

Voir ou revoir Nosferatu

Voir ou revoir Nosferatu, la première adaptation du roman Dracula au cinéma. Oh! Oui le film date de 1922... Je sais bien que c'est un film muet... Une pièce de musée? Peut-être pour certains mais surtout un classique de l'horreur! Alors pourquoi ne pas profiter de cette nuit d'Halloween (ou d'une autre!) pour enfin regarder Nosferatu?

vendredi 9 octobre 2009

Mon texte "L'Etranger" à lire sur le site 1000 Nouvelles


Je vous annonçe, en ce début de mois d'Octobre, la parution d'une de mes nouvelles les plus récentes et dont le titre est L'Etranger. Un petit texte à lire en ligne sur le site 1000 Nouvelles.
Le lien direct est le suivant:
Avec le retard accumulé, on a pu s'immaginer que le numéro 13 du fanzine Nocturne était bel et bien un "numéro maudit". En vérité, les soupçons se sont confirmés: après avoir été repoussé à la fin du mois de Septembre, ce numéro est prévu en France pour le début du mois de Novembre! Il faut y croire et se rassurer en se disant que"plus c'est long"...

dimanche 27 septembre 2009

Wendigo, revue de littérature fantastique

C'est complètement par hasard que j'ai découvert l'annonce d'une nouvelle revue consacrée au "Fantastique classique" que j'aime tant. Autant dire que je considère ce projet comme une heureuse nouvelle... Voici l'annonce:

Les éditions de l’Oeil du Sphinx ont le plaisir de vous annoncer la naissance début 2010 de la revue/livre

WENDIGO
publiée sous la direction éditoriale de Richard D. Nolane

Cette revue rendra hommage à la littérature fantastique sous toutes ses formes (fantastique pur, SF, horreur, fiction ésotérique, aventures extraordinaires, «réalisme fantastique», insolite, etc.) telle qu’elle fut publiée du XIXe siècle jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale, en France et ailleurs.

WENDIGO
présentera des inédits étrangers, essentiellement anglo-saxons, mais aussi des reprises de textes en français difficiles à trouver aujourd’hui et/ou «charcutés» initialement à la traduction.
Tout en se voulant d’une certaine érudition, notamment dans la présentation de ses auteurs, la revue restera avant tout un lieu convivial de dégustation de fictions.

WENDIGO
n’aura pas de périodicité fixe mais, fruit d’un travail bénévole, fera de son mieux pour ne pas faire trop attendre ses lecteurs entre deux numéros.
La revue sera au format habituel des livres de l’OdS (14/22,5 cm), pour 128 p. au minimum, et sera illustrée en couverture (couleurs) et en intérieur (N&B) par des reprises de dessins d’époque. Le tout pour un prix des plus raisonnables.

Pour tout contact ou suggestions concernant le contenu de la revue, écrire à Richard D. Nolane à cette adresse : gordon_pacha@hotmail.com

mercredi 23 septembre 2009

"Le coeur révélateur" du maître Edgar Poe en film d'animation : extraordinaire, non?

Ceux qui me connaissent n'ignorent pas ma fascination pour l'oeuvre d'Edgar Allan Poe. La nuit passée, j'ai découvert sur internet une adaptation de l'un de ses plus célèbres contes en film d'animation de 1953: c'est une véritable perle! Je n'ai pas résisté au plaisir de partager avec vous cette vidéo...

vendredi 7 août 2009

Ma nouvelle "La chaise électrique" dans Nocturne n°13 !


C'est au mois d'Août que doit paraître le numéro 13 de Nocturne, fanzine culte québécois consacré à la littérature d'horreur et d'épouvante. Le lecteur pourra y découvrir ma nouvelle intitulée "La chaise électrique": une histoire concoctée l'an passé et qui traite d'un étrange spectacle à la frontière du cauchemar...

Pour plus d'informations ou commander le numéro, il faut se rendre sur le site de la revue : http://nocturne.0fees.net/ .